Mot-clé - Pas vivre comme ça

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21avr.

Retour de la tournée !

Bien rentrés du Mexique, biens crevés, mais plein les yeux et les oreilles ! Merci à Toluco, à Ramon Camilo Gonzalez de Emergenzia, aux Retaque, aux Restos de Tragedia, aux Malaria, aux Convulciones, et tous les autres, et spéciale dédicace à Cristobal et sa femme du Lilith Store de Mexico DF !! Fue de puta madre ! Et merci aux Anticlockwise, les compères de cette tournée !!

Ci dessous, vidéo du concert du 29 mars à la Vieja Scuela, Tlanepantla, Edo. de México :


01déc.

Paroles - Letras - Lyrics

A QUOI RESSEMBLE TA MAISON (texte de Gilles Pauget)

J'habite un champignon, d'acier et de béton,
Planté au cœur de ma cité.
Du haut de mon balcon, j'aperçois l'horizon,
Et je commence à voyager.

Ref : Et toi dis-moi, comment tu vis.
Dans quel village, dans quel pays.
Abri de paille ou de béton.
A quoi ressemble ta maison ;

Peaux de chèvres cousues sur des branches tordues,
Elle est fragile ma maison.
Du Mali au Niger, à travers le désert,
Elle suit les hommes quand ils s’en vont.

De Pologne en Espagne, tirée par un cheval,
Grand père a traîné sa maison.
Devant sa caravane, il disait les tziganes,
Sont les enfants de l'horizon.

Enfant des bidonvilles, du Chili au Brésil,
N'a pas connu d'autre maison.
Qu'un abri de misère, fait de tôles et de pierres,
Deux murs en planches d'autre en chiffons.


ASSEZ

J’en ai assez, de m’emmerder,
Pour tous ces cons, qui me font chier.

Allez tous vous faire enculer.

Ces parasites, prêt à sauter,
Sur ta copine ou ton tarpé.
Tous ceux qui croient pouvoir gratter,
Un peu partout et tout gagner.

Crois-tu que tu pourras tout prendre,
Sans que j’ai envie de te pendre.

Si tu continues à vouloir,
Me dépouiller, sombre connard.
Tu risques d’y laisser les plumes,
Finir la tête comme une enclume.

Allez tous vous faire enculer.


CHAMBRE 315 (texte de Souflette)

Dans son lit d’hôpital,
Elle s’ennuie à mourir,
Elle ronge son moral,
En attendant le pire.

Les jours sont des semaines,
Les semaines des mois,
Depuis trois ans déjà.
Elle maigrit à vue d’œil,
Son sourire s’effeuille,
Elle part à petit pas.

La chambre 315 est triste comme un fantôme.
La chambre 315 est fleurie comme une tombe.

Pourtant ses yeux respirent,
Toujours la joie de vivre,
Mais plus comme autrefois,
Non, plus comme autrefois.

Cette saloperie que j’ai transmise,
Bien sûr sans faire exprès,
Mais quand c’est fait, c’est fait.
Bien sûr que je regrette,
Mais c’est pas ça qui l’arrête,
C’est pas ça qui l’arrête.

J’aimerais tant la voir, mais d’ici c’est trop tard.
La chambre 315 est fleurie comme ma tombe.


COHÉRENCES ET CONTRADICTIONS

Quand on s’est rencontré, un peu bourrés,
De tous tes beaux discours tu t’es vanté.
Mais celui de ton voisin, tu ne l’as pas écouté.
Tu veux être tolérant, mais tu n’es que borné.
Ta philosophie basée sur le partage,
Te définit-elle de long en large ?
Tu fumes des bidies et tu bois du tchaé,
C’est bon, c’est bio, mais où l’as-tu acheté ?

Ref : Tu veux qu’on soit tolérant,
Pourquoi es-tu si exigeant ?
Tu réfléchis, pseudo hippie ?
Tes incohérences te trahissent.

Tu parles terroir mais t’achètes coréen,
Alors sur mon lait de vache, ne me dit rien.
Tes grands principes qui paraissent si sage,
Servent ta bonne conscience, quel dommage.
Tes contradictions te mélangent.
Ton prosélytisme me dérange.
As-tu déjà connu la vraie misère ?
Bouffer de la merde à la petite cuillère ?

Toi le hippie tu remets en question
Nos modes de consommations.
C’est légitime, mais ça me déprime.
Toi tu as les moyens de te payer ta frime.
Mais, quand on a le ventre vide, souvent,
On oubli très vite ces bons fonctionnements.
Alter mondialisme, gangrène du capitalisme ?
Maladie des riches ou hippydéalisme ?


J’ATTENDS LA MORT

Ref : J'attends la mort, la délivrance de ce corps.
J'attends la mort, pour conjurer ce mauvais sort.

Après une vie passée, épuisé à bosser,
Pour un patron bidon qui m'a pris pour un con.
Toutes ces heures comptées, passé à galérer,
Sans jamais faiblir, "d'autres vivent bien pire".

Les enfants sont casés, les crédits remboursés,
Mon cancer maîtrisé, "ce bon docteur m'a sauvé".
Mais pour me distraire, moi qui n'ai plus rien à faire,
J’ai acheté une télé pour m'aider à rêver.

La retraite a sonné, il est temps de me retirer,
De cette vie pourrie, accéder au paradis.
Car ici c'est l'enfer, vivement que l'on m'enterre,
Que je sois libéré de ce corps épuisé.


L'ENNEMI

Ne pas laisser venir,
Ne pas se faire envahir.
Il faut être présent,
Toujours devant.
Des soirées avortées,
Pour deux ou trois pelés,
Aux crânes rasés,
Ça, plus jamais.

Mais ne te trompes pas,
Tous ne sont pas comme ça,
Ceux qui marchent avec nous,
Seront toujours debout.
Face à ces fachos,
Sans l'ombre d'un cerveau.
Qui se croient supérieur,
Qui croient pouvoir faire peur.

Il faut faire face
Ne pas être lâche,
Rendre coup pour coup,
Aller jusqu'au bout.
Relever le défi,
Face à l'ennemi.
Relever le défi,
Face à l'ennemi.

A nous de rassembler,
Et crier unité.
Ensemble faire plier,
Nos ennemis jurés.
A nous de ne pas flancher,
Garder le point levé,
Pour nous débarrasser,
De l'ennemi juré.


LE MARDI SOIR

Putain, ça y est, c'est mardi,
Une semaine qu'on attendait.
C'est long quand on a envie,
Une semaine sans répéter.
L'un plante au bout du terrain,
Quand l'autre est dans les bouchons.
Le troisième attend son train,
Le dernier dort dans son salon.

Ref : On va se la donner,
Ou on va tout merder,
Mais on va partager,
Solidagité.

Mais dès qu'on est tous en place,
Là les galères s'effacent.
L'intro et ça part trop vite,
Un peu de funk pour le beat.
On reprend tout à zéro,
On bosse les nouveaux morceaux.
Même si la basse est trop forte,
Même si tout le reste flotte.

Après bien sûr c'est casse-croûte,
Place au ciment d'Espelette.
Pâté saucisson et rouge,
Comme après chaque répète.
C'est l'heure il faut se bouger,
Il reste la route à faire.
Plus qu'une semaine à trimer
Avant la prochaine répète;

Putain, ça y est, c'est samedi,
Quelques semaines qu'on attendait.
C'est long quand on a envie,
C'est bon de vous retrouver.


LES NERFS ME MONTENT

Ma vie est une interminable
Succession de galères,
Et même si je fais face,
J’en prends toujours plein la gueule.

Arriver à tout surmonter,
Arriver à tout supporter,
C’est parfois dur d’y arriver,
C’est parfois dur de ne pas craquer.

Si cette fois je ne veux pas céder,
Si cette fois je ne veux pas plier,
Je dois garder les poings serrés,
Et les mâchoires bien plombées.

Ref : Mais ça monte, oui ça monte,
Ça me monte, les nerfs me montent.

Quand cette envie de tout casser,
De frapper, mordre et fracasser,
Monte en moi, si profonde,
J’ai bien du mal à ne pas fondre.

Pourtant demain sera différent,
C’est comme ça, apparemment,
Et même si tout doit s’arranger
J’ai bien du mal à ne pas craquer.


MORT AUX VACHES

Ça prend comme une envie de pisser,
Comme une envie de tout casser,
C’est quand on ne s’y attend pas,
Et on ne sait jamais pourquoi.
Moi ça m’a pris l’autre matin, en allant faire pisser le chien.
Quand j’ai vu débarquer ce flic, ça m’a fait un choc électrique.

Ref : Et j’ai gueulé mort aux vaches, à coup de hache.

Je lui ai sauté sur le képi,
Et je l’ai frappé sans répit,
Débarque alors la cavalerie,
A coup de matraques ils m’ont pris.
Ils m'ont foutu dans le panier, et ont continué à frapper.
C’était une pluie de matraques, qui vous détruit, qui vous détraque.

Ils m'ont lâché dans un bosquet,
Il faisait froid et il pleuvait,
Pour m’en sortir j’ai du marché,
Pour atteindre un petit bled paumé.
La municipale enragée, est venue me demander mes papiers.
Évidement je les avais pas, ils m’ont cogné à tour de bras.

Une fois sortie de ce merdier,
J’étais encore plus enragé,
J’avais la gueule bien amochée,
Et les idées trop dérangées.
Vous aurez compris la morale, sortez les haches et faites leur mal.
Et pour qu’un jour on vive en paix, il faudra les exterminer.


PAS VIVRE COMME ÇA

Ne pas choquer, ne pas froisser,
Faire son devoir, ne pas décevoir,
Tiens-toi bien droit, ne fait pas ça,
Souviens-toi de ça, ne l’oublie pas.
Toujours se battre pour avancer,
Conditionné à ne pas parler,
Écraser tout autour de soi,
Chacun pour soi, chacun pour quoi ?

Ref : Et je ne vous vois pas,
Je ne vous crois pas,
Vous n’êtes plus là,
La liberté n’appartient qu’à soi.

Continuer à travailler,
Et continuer à payer,
Pour mieux acheter sans contrôler,
Pour mieux acheter sans compter.

La liberté n’appartient qu’à soi.

Assimiler cette société,
Bien enfermé dans sa télé,
Avaler sans se demander,
Si c’était bon à digérer.
Combien de fois, et puis pourquoi,
La vie te fait subir tout ça ?
Tu sais bien qu’il ne tient qu’à toi,
De ne pas vivre comme ça.


PROFONDE SURFACE

Le silence, ce silence.
Celui qui en dit long,
Celui qui veut dire non.

Une présence, une absence.
Celle qui crée le grand vide,
Celle qui me serre le bide.

Décision, réflexion.
Pour remplir l’espace,
Pour trouver sa place.

Encre noire sur fond noir.
Pour se perdre à l’infini,
Se retrouver face à la vie.

Être entier, morcelé.
Se refléter dans le miroir,
Disparaître un soir.


SALUT PATRON

Un jour de plus à tafer,
Pour une espèce d’empaffé,
Qui roule en porsche, c’est clair,
Qui ne boit pas de whisky, pas cher.
Alors que moi je bois ma bière tiède,
Celle de l’épicerie de mon pote Hamed,
Comme d’hab, après le boulot,
Bien motivé pour la soirée.

Ref : Bonne nuit patron, dors comme un con.
Protège ton système, on ne sera jamais les mêmes.

Encore un bon petit concert,
Deux ou trois groupes pour pas cher,
A ce moment-là je n’ai pas trop de mal,
A oublier ce connard, royal.
Mais lui dans sa sécurité,
Dans son confort tous frais payé,
Il est bien mieux devant sa télé,
La femme, les gosses, le chien au pied.

Demain j’aurai bien mauvaise mine,
Lui aura pris ces vitamines,
Moi je dormirai bien mieux ce soir,
Sauf si on repart comme hier soir.


SOLIDARITAT (trabucat dempuei la cançon de Angelic Upstarts)

Son davalats per carriera, per la libertat,
E amb des los que creson a la dignitat.
Cadun solet en s'unissent venon fraires,
Que lo tiran garda en cap aquel afaire.

Ref : Qu'ajatr l'espèr, qu'ajatr força, qu'ajatr vam.
Candela esclairant al prigond de la nuèch.
Sèm amb vosautres quand so frissèt quand setr niafrats.
E caminarem ensemble per demorar drèch.

Sus la cara del tiran ges de sorire
Per que sap plan qu'ès la fin del camin.
Ta revolte li raubara sos darriers artificis
Son darrier buf farà calar, sa darrier messorga.

An cantat per carrièra, per la libertat
Et lor cant fa resson sos la térra tota.
Balhatr la man fraires e sorré e vendra lo jorn
Ont cadun marcharà drech, lo cap levat.


SOYEZ MAUDITS (texte de Paola)

Tous les soirs de pleine lune ils reviennent pour te chercher,
Désertent leurs cercueils, sont là pour te damner.
Ton jugement approche, surtout ne sois pas en retard,
Si tu réveilles le diable ta peine sera capitale.
Au loin dans la brume épaisse tu devines les silhouettes,
Grondent les voix des ténèbres, qui te rappellent à l’ordre.
Violente trahison, tu es si pitoyable,
Salis par tes péchés, les comptes vont se régler.
Ces créatures macabres qui t’enferment et qui te glacent,
Ne t’épargnerons pas, en vain seront les regrets.
Plus lente sera la torture, sans que la fin approche,
Plus vive sera la blessure dans les flammes de l’enfer.

Ref : Tu paieras pour tout le mal que tu as fait,
Violeur d’enfants, tueur de sang-froid.
Et si la vie ne t’a pas punie,
La mort, elle, se chargera de toi.

Le film de ta vie qui défile devant toi,
Devient insoutenable, une morsure permanente.
C’est là ta punition, pour que justice soit fêtes,
Ils trinquent au châtiment, ils ne t’oublieront pas.
C’est le prix à payer pour tous ces enculés,
Et les âmes innocentes seront enfin libérées.
Les victimes du diable iront se mettre au frais,
Jusqu’au prochain jugement, celui des condamnés.

Toujours le même rituel quand la brume s’épaissit,
Si tu te sens coupable d’un viol ou d’une tuerie.
Alors tu comprendras que ton heure a sonné,
Ils sont venus pour toi, ils ignorent la pitié.


SUR LES ROUTES

Encore une fois pour tuer les doutes,
Encore une fois on prend la route.
Qui nous éloigne de nos déroutes,
Et qui nous rapproche, sans doutes.
Destination le bout du monde,
Ou juste quartier de la Lironde.
Départ rue de la Liberté,
Retour avenue de l’Amitié.

Ref : Chercher sur le chemin,
Enfin un lendemain.
Chercher ailleurs,
Et revenir meilleur.

Les minutes passes et ce trajet,
Qui n’a pas l’air de se terminer.
Devient trop long, comme une torture,
Reste trop court, pourvu que ça dure.
Les heures s’enchaînent et nos échanges,
Ressemblent à une drôle de balance.
Si l’un s’écroule, l’autre se penche,
Et vivre ça c’est notre chance.

On a senti cette amitié,
Cet élan de solidarité.
Agité, parfois fatigué,
On s’est donné ce qu’on avait.
Tant que la vie continuera,
Tant que le rock’n’roll sera là.
J’espère qu’on ne se perdra pas,
Y a tant de routes qu’on ne connaît pas.


TRIBUTE A LA TRIBU

A tout ce qui, un jour, ont eu envie
De jouer de la gratte, taper sur une batterie,
Prendre un micro, brailler comme un taré,
Faire de la zik, défendre ses idées.

Ref : Punk, Oi!, Hardcore
Punk, Rock’n’roll

A tous ces groupes qui nous ont régalés,
Ceux qui continuent, ceux qui ont arrêté,
Ceux qui font des bornes pour venir jouer,
Faire la fête et partager.

A toutes les assos qui se sont bougées
Pour faire vivre la scène depuis des années,
Au fond d'un squat ou en plein air,
Dans les bars, les salles de concert.

Et le public, toujours présent,
De tous les âges, de tous les accents,
Toujours là pour soutenir,
Souvent là pour découvrir.


TROP DUR

Je me souviens du temps
Où j’en prenais pas tant,
Je me souviens de l’époque
Où j’avais encore des potes.
Aujourd’hui c’est trop dur
De me voir entre ces murs,
Quelque chose qui m’enferme
En moi tout se referme.

Ref : Trop dur, pas sûr.
Trop peur, j’ai mal.

Même plus de plaisir
Je dois tout trafiquer,
Pour arriver à rire
Essayer de m’amuser.
Le problème n’est pas vraiment
De planer sur le vent,
Mais c’est la dépendance
L’envie en permanence.

Beaucoup trop de soirées,
Passées à me défoncer.
Beaucoup trop de concerts,
A m’envoyer en l’air.
Avoir les idées claires,
Je voudrai revenir sur terre.

Je me souviens du temps
Où j’en prenais pas tant.
C’était le bon vieux temps
On prenait du bon temps.


UNE DOSE DE ROCK'N'ROLL

Se matraquer au rock'n'roll
Se décalquer à la picole,
On va s'en mettre plein la gueule,
Ce soir je gerberais pas seul.

Ref : Venir faire la fête,
Se dépouiller la tête,
Retrouver ses amis,
C'est parti pour la nuit.
C'est parti pour la nuit.

Toujours à fond dans le pogo,
Des riffs qui tapent le cerveau,
Un rythme simple et efficace,
Quelques mots qui suivent la basse.
Le bar caché sous les canettes.
Au stand il reste que trois cassettes.
Les gars de l'asso qui sont bourrés,
Te tamponnent douze fois à l'entrée.

La soirée passe à toute vitesse,
Les groupes s’enchaînent et se déchaînent,
Après le quatorzième rappel,
La salle ressemble à une poubelle.
Plus tard tout le monde est au parking,
Celui qui a des bières devient le King.
Dans les camions il y a du son,
Ce soir on finit tous à fond.


VADE RETRO

Aujourd'hui tout est consommable,
T'achètes un truc c'est du jetable.
Rien n’est fait pour durer,
Tout est fait pour vite claquer.

Même la télé de ma grand-mère
Qui date de la dernière guerre,
Couverte de napperons, de poussières,
S'allume encore sans galère.
Mais mon écran plat si joli
Que j'ai payé le maxi prix,
A peine le crédit remboursé
Est déjà prêt à me lâcher.

Ref : Toujours plus emprunter,
Toujours plus acheter,
Toujours plus consommer,
Toujours plus à jeter.

Et la bagnole du grand-père
Qui date de la dernière guerre,
Un peu cabossée de l'arrière
Démarre encore sans galère.
Alors que ma nouvelle voiture
Toujours en panne, ça c'est sûr,
Faut un ordi pour réparer
Et mon crédit, encore creusé.

Ils ont créé ces faux besoins
Pour dépenser au quotidien,
Mais quand c'est moi qui m'endette
C'est mon banquier qui fait la fête.