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04avr.

Chronique du premier album par Rudy l'Agité !

Que vous trouverez ici :

https://rudylagite.over-blog.com/2016/03/chronique-d-album-solidagite-une-dose-de-rock-n-roll.html

Merci Rudy !

25mar.

Report de la tournée Équateur / Colombie dans PunkCulture n°3

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12mar.

On est chroniqués dans 442 ième rue

Dans le fanzine 442 ième rue (Fanzine à géométrie variable et parution aléatoirement régulière), n°89, mars 2011, par Leo442. Lire le fanzine complet

Une dose de... rock'n'roll de SOLIDAGITÉ et Des gars, des os de TADOS... 2 albums qui sortent quasiment en même temps pour 2 groupes qui sont si proches l'un de l'autre qu'ils partagent le même batteur, histoire de renforcer les liens de bon voisinage. Le voisinage, c'est la soixantaine de kilomètres qui sépare Montpellier de Béziers, lieux de naissance de tout ce petit monde, et zone à forte teneur en monomanie punk depuis plus de 30 ans. normalement, la bienséance voudrait que je parle d'abord des aînés, Tados, puis de Solidagité, mais, primo, je me fous des règles élémentaires de savoir-vivre, et, deuxio, je fais ce que je veux vu que c'est moi qui suis derrière le clavier. Non mais... On va pas commencer à me courir sur la prostate, hein... Solidagité, donc, avec un premier album sobrement intitulé "Une dose de... rock'n'roll !!!" qui annonce salement la couleur, punk-rock brut de décoffrage, largement assaisonné d'une... bonne dose de rock'n'roll (ben oui, j'y peux rien, c'est comme ça, ils nous ont prévenu), et fortement imbibé de quelques méchantes rasades de hardcore. C'est bien simple, leur disque, il est taillé à coups de burin et gravé au pressoir à picrate (la technologie digitale, ils laissent ça à ceux qui se prétendent à la pointe de la technologie). Solidagité c'est aussi un punk militant et revendicatif, franc et direct, mais qui manie parfois un second degré salvateur (le Jean Yanne de "J'aime pas le rock" en ouverture d'"Une dose de rock'n'roll", le morceau). En prime une reprise des Trotskids ("Blanche, une sombre histoire d'amour"), et une pochette signée Mumu, du label Has Been Mental, qu'on retrouve aussi à l'occasion dans les choeurs... tout comme sur le "Des gars, des os !!" de Tados, dont la mise en page du livret a été faite par Gab et Bastien... de Solidagité. Quand je vous disais que ça frétillait grave entre les 2 gangs. Et ce même si Tados en est déjà à son 4ème album (si je n'en ai pas loupé en route). Niveau son, le street-punk de Tados charcle encore un peu plus que celui de Solidagité (et pourtant...), avec notamment de très nets penchants vers un hardcore castagneur à souhait, pour ne pas dire quasi métal parfois quand les gusses sont encore plus énervés qu'à l'ordinaire, et que les choeurs Oi! sont de sortie. Pareil pour leurs textes, politiquement sans concession, à la limite de l'émeute urbaine, et assénés à grands coups de docs dans les ratiches (pas certain que le message rentre mieux pour autant, mais c'est sûr qu'il s'imprime plus nettement). Et ils n'épargnent personne dans leur inventaire, pas même les ancêtres punks reformés ces dernières années, parfois pour des raisons plus mercantiles que passionnées. Nobody's perfect... En guise de dixième anniversaire, Tados s'offre plus qu'un enterrement de première classe, mais bel et bien une sortie de bière la rage chevillée dans les nonosses à la blancheur décalaminée à la chaux vive. Et puis moi j'aime bien l'humour macabre du titre de cet album, digne du Raoul Cauvin de la série "Pierre Tombal"... juste en plus destroy.

10mar.

On est chroniqués dans le magazine local Olé

Dans le magazine gratuit Olé... n° 489 (Gratuit spectacles Aude Hérault) par Jean Pougnet, mars 2011. Lire l'article complet dans les archives

Deux sorties chez les punks biterrois. Tados d’abord avec une charmante pochette, un squelette à crête qui sort d’une tombe sur laquelle est gravé le jeu de mots redoutable : des gars des os. On remarquera que le cimetière est oecuménique puisque cohabitent des tombes de toutes religions. Une façon de rappeler un engagement résolument tolérant sauf pour les fachos en témoigne un certain nombre de morceaux. Côté musique, ça ne vieillit pas, toujours l’énergie de la jeunesse. Pour les textes on en distinguera deux : un extrait de l’Insurrection qui vient du Comité invisible et assez étonnant une charge de Mumu contre les groupes qui se reforment pour la tournée de trop. Béru, Oberkampf, Parabellum, Les Cadavres… en prennent pour leur grade. Autre album, Solidagité, pochette de la même Mumu, toujours des textes politiques mais aussi des choses plus vécues, sur le quotidien de la marge, le monde (A quoi ressemble ta maison ? que l’on retrouve chez Tados sous le nom de Bidonville), ou le sida abordé avec une chanson en forme de confession émouvante. Voilà ces punks ne se renient pas, ils aiment le rock, la fête, la picole mais comme ils le chantent : “Encore une fois pour tuer le doute / encore une fois on prend la route / qui nous éloigne de nos déroutes / et qui nous rapproche, sans doute. Ils n’auront pas le Grand prix de poésie de la ville de Béziers mais ils devraient avoir celui de la sincérité.